Lundi 25 décembre 2006 1 25 /12 /Déc /2006 17:49
Associations mentales.


Mes derniers textes avec Ma France à Moi et Marly-Gomont


Je vous laisse constater...





-----------------------------------------------------------------




Dédicacé à tous ceux qui viennent des petits patelins
Ces petits patelins paumés
Pour qui personne n'a jamais rappé
Même pas un flow
Ces petits patelins paumés
Que même la France y sait pas qui sont là chez elle
Les petits patelins paumés que personne ne connaît
Même pas Jean-Pierre Pernaut

Je m'appelle Kamini
Je viens pas de la té-ci
Je viens d'un petit village qui s'appelle Marly Gomont
Alors come on sur le beat un, le beat un, le beat un qui fait la tam tam tam
A Marly Gomont y'a pas de béton, 65 ans la moyenne d'âge dans les environs
Un terrain de tennis, un terrain de basket
Trois jeunes dans le village donc pour jouer c'est pas chouette
Je viens d'un village paumé dans l'Aisne en Picardie facilement
95 pour cent de vaches, 5 pour cent d'habitants
Et parmi eux, une seule famille de Noirs
Fallait que ce soit la mienne, putain un vrai cauchemar
J'ai dit à mon père, on aurait pu aller s'installer à Moscou non
On aurait été pas trop dépaysé par la température ni par les gens
Il m'a répondu hé mais comment ça mais tu te moques de moi toi ça va aller
Tu parles j'avais 6 ans premier jour d'école et bein j'ai chialé à cause de ces petits cons
Tu sais comment ils m'appelaient
Hé bamboula, hé pépito hé bamboula hé l'noiraude hé
Dans la bouche des enfants réside bien souvent la vérité des parents

Refrain x2
Je viens pas de la cité mais le beat est bon
Je viens pas de Panam mais de Marly Gomont
Y'a pas de bitume là bas, c'est que des patûres
Mais cela n'empêche que j'ai croisé pas mal d'ordures

A Marly Gomont les gens ils parlent pas verlan
Ils parlent à l'endroit com' cha c'est bien suffisant
Des fois ils t'aiment bien
J'aime pas les Arabes, j'aime pas les Noirs
Mais toi je t'aime bien, même si t'es noir
De temps en temps ils font de la politique aussi, avec plein de philosophie
De toutes façons moi je dis, tous des pourris hein
Dans les petits patelins il faut pas être cardiaque
Ah ouai sinon t'es mal, il faut traverse 20 villages en tout 50 Bornes pour trouver un hopital que dalle
Là bas y'a rien c'est des pâtures, des fois il y a un match de foot le dimanche
Le stade c'est une pâture sur lequel les lignes sont tracées, les buts sont montés et les filets
Et dans l'équipe du coin il y a toujours un mec qui se fait surnommé Kéké
Allez Kéké allez Kéké
Et si c'est pas Kéké dans l'équipe d'en face il y a toujours un mec qui s'appelle Biquette
Allez Biquette allez Biquette
Une journée type dans le coin
Le facteur, un tracteur et rien
Enfin si une vache de temps en temps (Meuuuh)

Refrain x2



A l'école maternelle j'étais le seul Black
Et dans ce putain de collège, j'étais le seul Black
Et dans le putain de lycée j'étais le seul Black
De la maternelle au lycée toujours autant de claques
Qui se perdaient dans la nature ou dans la raison
Mon papa me disait toujours
Faut pas se battre hein fiston
Mais moi je voulais me révolter mais là bas il y a rien à cramer
Il y a qu'un seul bus pour le lycée, c'est le même pour le cenTre aéré
Pas la peine d'aller bruler l'voiture du voisin
Déjà ils en ont pas ils ont tous des mobylettes
En plus la boulangerie elle est à 8 kilomètres
8 kilomètres, tous les matins à mobylette
Il est parti ou Vincent, il est parti en catimini?
Ah ben non pas de ça chez nous hein
Il est parti à mobylette hein
Il est parti en mobylette hein le métro des petits patelins
Le beat un le beat un qui fait la tam tam tam tam tam

Dédicacé à tous les petits patelins
Les petits patelins paumés où c'est la misère
Où il y a rien à faire, où il y a tout à faire
Ces petits patelins paumés que personne ne connaît
Même pas Jean Pierre Pernaut




-----------------------------------------------------------------




C'est pas ma France à moi cette France profonde
Celle qui nous fout la honte et aimerait que l'on plonge
Ma France à moi ne vit pas dans l' mensonge
Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre



Mais ma France à moi elle vit, au moins elle l'ouvre, au moins elle rie,
Et refuse de se soumettre à cette France qui voudrait qu'on bouge.
Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême,
Celle qui bannit les jeunes, anti-rap sur la FM,
Celle qui s' croit au Texas, celle qui à peur de nos bandes,
Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante.
Celle qui regarde Julie Lescaut et regrette le temps des Choristes,
Qui laisse crever les pauvres, et met ses propres parents à l'hospice,
Non, ma France à moi c'est pas la leur qui fête le Beaujolais,
Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,
Celle qui pue le racisme mais qui fait semblant d'être ouverte,
Cette France hypocrite qui est peut être sous ma fenêtre,
Celle qui pense qui pense que la police a toujours bien fait son travail,
Celle qui se gratte les couilles à table en regardant Laurent Gerra,
Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respecten



Par L - Publié dans : hotpsy
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 25 décembre 2006 1 25 /12 /Déc /2006 17:27




























Je ne sais pourquoi, à chaque fois que je les regarde je vois le Grand Canyon entre nous.


Ils parlent de cochon, de saucissons, je me meurs pour les voyages, la découverte. Ils critiquent les "étrangers", je méprise leur accent du terroir.

Ma vieille tante parle d'une de ses voisines qui a adopté un petit noir ! L'assistence dit : "Ohhh!!" et pense : "Quel horreur !". Et la vieille tante de renchérir : "Il est moche ce gamin! Mais il est moche! On dirait un singe! J'ai jamais vu un gamin aussi moche!"
Il faudrait la voir, la vieille tante. Quand j'étais petite, elle nous donnait des lapins énormes. "Bien gras, disait-elle, c'est les plus beaux!". Tellement gras que leur double menton était plus gros que leur corps. D'ailleurs, en raison de leur double menton, j'ai toujours cru qu'en fait c'était vieille tata qui leur avait donné naissance. Les mêmes traits du visage..
Alors bon un petit enfant noir, sans aucun doute, est beaucoup plus beau que vieille tata et alors elle ferait mieux de se taire.

Mais vieille tata n'est pas méchante. Non.

Je ris toute seule parfois. Dépitée, je suis. Alors ils se prennent pour l'Abbé Pierre et viennent à tour de rôle, essayer de me faire décrocher un mot.

Le meilleur, c'est mon beauf. C'est pas mon beauf en fait, c'est celui de mon père, mais ce nom lui va tellement bien!! Il se vante d'avoir trompé toutes ses femmes, et l'autre jour, hé, à la fête de la bière, en Ôllemagne, lô, ils se sont enfilés 10000 litres de bière en trois jours, vindiou!! Et c'était la jôva hé!! Il a couché dans un lit de 90 avec deux gonzesses! Aaaah bé vas y donc hé!!! Lui il est trop fort. Et puis il se rapproche de moi, avec son gros corps flasque et informe, et essaye de me faire passer sa blague avec tact, en me donnant des accolades ou des coups de coude. Il dit qu'il sait y faire avec les gens, lui, bé oui!! Alors, beauf adoré, pourquoi ne vois tu pas mon dégout quand ton corps effleure le mien? Yeurk.


Je serai prête à les renier mais qui serait prêt à renier sa famille pour moi? Sûrement pas lui. Je n'ai toujours pas rencontré ses parents et si ça se trouve il est promis à une autre, mais il a le don de savoir me faire patienter, le bougre, hein tata?


Le Grand Canyon s'élargit, jour après jour, et cela me laisse d'une telle froideur que bientôt je crois que de l'autre côté ils vont tous vouloir m'enfermer en HP.


Sinon, et bôh Noyeux Joel hé!
Par L - Publié dans : hotpsy
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 14:59
Tu vois, là, je suis à un repas du dimanche, bien traditionnel, avec rôti de porc et mets du terroir.

Je rentre dans la maison, j'entends parler de ces "mauvaises fréquentations qui viennent chercher nos gamins pour les diriger sur le mauvais chemin". J'ai mal au coeur car je me doute de qui ils parlent.
J'entre dans la pièce, et mes parents amorcent un autre sujet de conversation. Très bien.
Le petit a 13 ans et, bien que vêtu d'un sweat "Produit de Banlieue", il arbore fièrement son origine française pur souche et son language campagnard.
Je n'en veux pas au gamin, car je sais qui parle en fait. Son père sourit à la moindre de ses remarques, je sens qu'il est fier de son mioche, qui lui, sera quelqu'un de bien.
Il faut déjà voir comment il parle à sa mère... Il dit que "sa mère, il faut la dresser".


Ca m'énerve et ça m'écoeure.


"Le racisme n'existe pas", c'est ce qu'ils disent tous.
Je leur dis que ma voisine ne me dit plus bonjour depuis qu'elle m'a vue avec un arabe, que une vieille amie de mes parents qui m'appréciait beaucoup, me regarde désormais étrangement... Ils ne me croient pas!!

Mais non... Le racisme n'existe pas.




Mais alors... Qui a bien pu voté Le Pen il y a quatre ans???
Par L - Publié dans : hotpsy
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 13:55
Il est froid, presque mort. Et pourtant sa raison est apaisée. Douce, fragile, elle veut rester forte. Elle refuse de connaître un moment de dérapage, elle ne veut pas lâcher ses émotions...

De son côté à lui, c'est le silence depuis quelques jours.
Lui qui disait l'aimer à la folie, elle était son petit coeur, sa princesse, sa gazelle. Il la cajolait, il se pliait en quatre pour elle.

Alors elle a cru à l'amour.


Je crois qu'elle a eu tort.
Par L - Publié dans : hotpsy
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 10 septembre 2006 7 10 /09 /Sep /2006 16:30
Le temps passe.



Au collège ; adolescente amaigrie et courbée, compensant les déceptions par un substitut dont elle souhaitait taire le nom.

Au lycée ; premières larmes d'amour, puis premières épreuves surmontées, puis les fous rires, les cuites, la douceur de vivre, l'excès parfois.


Et aujourd'hui. J'oscille entre nostalgie ou folie du passé et maturité. C'est parfois émouvant de constater qu'on a grandi. J'ai l'impression de me découvrir, jour après jour. A 16 ans, je lui disai "Je ne me connais pas moi-même" sans même me rendre compte de cette phrase. Désormais je m'éveille, je me découvre, je crie, je pleure, je souris, je ris en me fichant de savoir si les autres rient aussi, je m'étonne parfois, je trébuche mais je suis presque enfin moi. Vraie, je l'ai toujours été, même dans le doute. Mais quelque chose manquait au tableau. Je ne m'aime pas complètement encore, je progresse pourtant. Et je marche, je marche, et au fil des univers qui défilent, je découvre ce qui me convient le mieux. Le paysage vers lequel je me dirige se dévoile peu à peu et j'en suis heureuse.
Par L - Publié dans : hotpsy
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus